Travail social

Burn out : comment ne pas se faire happer par l'épuisement professionnel en tant que travailleur social?

Glauser, Martine ; Solioz, Emmanuel (Dir.)

Mémoire de bachelor : Haute Ecole de Travail Social, 2010.

Herbert FREUDENBEREGER fut le premier, dans les années 70, à tenter une définition de ce phénomène lié essentiellement au milieu professionnel des personnes travaillant en lien étroit avec des individus dans le besoin. Le burn out est un état de mal-être lié à notre con-texte professionnel, mais bien des éléments doivent s’y greffer pour y succomber. L’épuisement professionnel... Plus

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    Résumé
    Herbert FREUDENBEREGER fut le premier, dans les années 70, à tenter une définition de ce phénomène lié essentiellement au milieu professionnel des personnes travaillant en lien étroit avec des individus dans le besoin. Le burn out est un état de mal-être lié à notre con-texte professionnel, mais bien des éléments doivent s’y greffer pour y succomber. L’épuisement professionnel est un sujet dont nous entendons souvent parler, tout comme le stress, la dépression. L’activité professionnelle est un élément essentiel dans la société dans laquelle nous vivons, pourtant comme le démontre plusieurs études, elle peut également être facteur de très grands mal-êtres. Notre société se transforme, évolue, donne et demande davantage, ceci n’est malheureusement pas toujours positif, ni pour la société, ni pour l’humanité ou l’individu en lui-même. Il ne suffit pas de grand-chose pour se laisser emporter dans une spirale négative. Entrant dans le monde professionnel, bien des questionnements me submergent : Comment réaliser un travail de qualité sans pour autant s’oublier ? Quels sont les outils pour se protéger et durer efficacement ? Le travail va m’accompagner durant une très grande partie de ma vie et je trouve intéressant de se questionner face à lui, mais surtout face à ses dangers, tant visibles qu’invisibles. Le burn out est l’un des ces dangers, mais ce n’est pas le seul, il existe également les transferts, les résonnances, l’attachement, le stress, les demandes des partenaires, pour ne citer que ces quelques exemples. J’espère que ce travail pourra apporter quelques réponses aux personnes qui se question-nent, des pistes d’intervention pour son propre bien être, des attentions plus développées face aux signes d’alarme,… C’est en questionnant des personnes concernées, que j’ai pu trouver les réponses les plus appropriées pour chacun individu se trouvant face à des ques-tionnements liés à son monde professionnel. Le travail qui suit se découpe en quatre parties, la première regroupe « la mise en place du travail », comprenant l’introduction ainsi que la problématique. La seconde partie est d’ordre plus théorique, puisque c’est dans ces pages que se trouvent toutes les fondations, les défi-nitions des termes qui sont utilisés, dans le cadre de ce travail. La troisième partie est la syn-thèse des recherches effectuées dans des ouvrages, lors de conférences et des résultats obtenus avec mes questionnaires. Et la dernière partie est le résultat de mes recherches et ce qui pourrait être développé, tant au niveau personnel, professionnel mais également insti-tutionnel et voire même au niveau de la société. Par ce travail de Bachelor, je ne pense pas amener des éléments innovateurs par rapport au sujet, mais simplement d’autres angles d’éclairage, une prise de conscience de la complexité du sujet, mais également une écoute attentive pour les personnes qui peuvent être touchées de près ou de loin par ce mal-être et ne pas laisser les premiers signes dans l’ignorance to-tale. Je n’ai pas l’outrecuidance d’avoir pu développer tous les aspects de cette douleur, par le simple faite que ce thème est complexe et en construction.