Amélioration des aspects organisationnels du processus de développement d'une PSI

Bopp, Pascal A ; Fragnière, Emmanuel (Dir.)

Mémoire de master : Haute école de gestion de Genève, 2013 ; MASBA 12.

Aujourd’hui, les logiciels sont omniprésents et concernent tous les aspects de notre vie moderne. L’organisation de leur développement est néanmoins une entreprise complexe qui exige la prise en compte de nombreuses méthodes et techniques qui permettent la mise en oeuvre d’un nouveau produit logiciel. L’art de l’organisation d’un tel projet nécessite donc la maîtrise de la... More

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    Résumé
    Aujourd’hui, les logiciels sont omniprésents et concernent tous les aspects de notre vie moderne. L’organisation de leur développement est néanmoins une entreprise complexe qui exige la prise en compte de nombreuses méthodes et techniques qui permettent la mise en oeuvre d’un nouveau produit logiciel. L’art de l’organisation d’un tel projet nécessite donc la maîtrise de la totalité des aspects qui entrent en jeu. La définition de « la totalité des aspects » peut paraître large et vague, mais celle-ci détermine étroitement le niveau de la complexité finale. En théorie, les approches et les outils de langages de modélisation, les modèles facilitant l’utilisation systématique de tels langages de modélisation ou encore les modèles de cycle de développement permettent « une meilleure gestion » des différents processus qui interviennent lors des projets. Cependant, en pratique, seulement 25% des projets de développement du domaine du génie logiciel aboutissent dans le temps et les coûts planifiés. En général, le développement d’un nouveau logiciel s’avère donc complexe mais qu’en est-il si en plus l’environnement du logiciel à développer est également marqué par une complexité accrue ? Par exemple dans le cas du développement de l’un des éléments constitutifs d’un Portfolio Management System (PMS). En effet, l’environnement des PMS et de la gestion de fortune est caractérisé par une grande instabilité, une forte hétérogénéité et un niveau élevé d’incertitude. Néanmoins, la gestion de fortune n’est pas seulement complexe, celle-ci est aussi très importante pour l’économie aussi bien nationale que mondiale. Avec plus de CHF 2 200 milliards sous gestion, les banques suisses disputent la première position en matière grâce aux diverses innovations (entre autres les technologies de pointe). Or les outils sophistiqués de PMS représentent également aujourd’hui un réel avantage concurrentiel pour les banques et les instituts financiers étant donné la tension actuelle dans les marchés financiers. Le centre d’intérêt de ce document sera l’organisation d’un projet de développement d’une interface, dont la performance est exprimée en fonction de son taux de rejet. L’objectif consistera alors à pouvoir proposer une structure qui permettrait une collaboration plus prospère entre l’ensemble des intervenants. Evidemment, la finalité recherchée est une structure organisationnelle propice au développement d’une interface plus performante. En attendant, la fonction de l’interface en question est très proche de la définition la plus simple du concept d’interface qui peut être posée comme : « (…) l’interface ou le concept d’interface concerne un point où deux systèmes, sujets, organisations etc. se rencontrent et interagissent. ». En effet, une Portfolio Sync Interface (PSI) se situe entre les banques dépositaires et le système de PMS avec comme objectif d’alimenter ce dernier avec sa matière première la plus importante : les informations financières. A nouveau et en théorie, le traitement d’une information financière électronique par un système d’information (SI) ou également par la PSI pose quelques conditions quant à sa qualité. En principe, le traitement électronique requiert une information de qualité, cohérente, disponible et unique. Cependant, dans la réalité, la complexité de certains instruments financiers, les défaillances des SI bancaires et d’autres irrégularités concernant cette matière première s’opposent actuellement au principe énoncé par rapport à la qualité de l’information financière. La complexité de ces informations électroniques présente donc un autre facteur qui contribue à l’augmentation de la complexité de base. Etant donné cette complexité3, la préoccupation de ce manuscrit s’articule autour de l’analyse des éléments déterminants, et autour du choix et de la mise en place d’un modèle organisationnel de développement d’une nouvelle interface bancaire pour les PMS. La condition de base de l’interface à développer est une réduction du taux de rejet des informations financières aujourd’hui non reconnaissables par la technologie de ces PSI. Par conséquent, l’introduction de cet indicateur – à savoir le taux de rejet – comme critère de réussite dans l’évaluation d’un projet semble une démarche toute à fait logique et banale. En revanche, les conséquences de cette démarche (qui parait simple) se concrétisent par des aspects qui sont parfois plus difficiles à réaliser.