Travail social

Intégration professionnelle et sociale des femmes migrantes latino-américaines : des parcours riches et complexes

Gomez Pereañez, Beatriz Helena ; Palazzo, Clothile (Dir.)

Mémoire de bachelor : Haute Ecole de Travail Social, 2010.

Ce travail part du constat suivant : l’insertion professionnelle des femmes latino-américaines bien formées n’est que peu abordée par les chercheurs en travail social, même si cette migration est élevée et qu’elle n’est pas vécue facilement. Les objectifs de ce mémoire sont de combler un peu ce déficit de connaissance et de questionner le travail social dans ses rapports avec... Plus

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    Résumé
    Ce travail part du constat suivant : l’insertion professionnelle des femmes latino-américaines bien formées n’est que peu abordée par les chercheurs en travail social, même si cette migration est élevée et qu’elle n’est pas vécue facilement. Les objectifs de ce mémoire sont de combler un peu ce déficit de connaissance et de questionner le travail social dans ses rapports avec l’altérité. Il présente des éléments théoriques sur la situation particulière des femmes latino-américaines en Suisse et rend compte des trajectoires de quelques unes d’entre elles au travers d’entretiens qualitatifs. Les entretiens montrent que la plupart des femmes ont migré pour diverses raisons ; qu’elles avaient un statut social et des connaissances acquises dans leur pays. Néanmoins, à leur arrivée, elles sont souvent confrontées à l’apprentissage de la langue, à l’intégration dans la vie sociale et professionnelle. L’intégration est un processus long et difficile, surtout pour retrouver un statut. Les femmes migrantes sont acceptées surtout dans les travaux précaires et sous-qualifiés tels que le nettoyage, les soins, la garde des enfants, etc. La reconnaissance des diplômes est difficile car ils peuvent être reconnus officieusement mais pas officiellement. Dans la vie quotidienne, ces femmes doivent faire face aux résistances, aux discriminations, aux angoisses et au manque de confiance qu’éprouve la société d’accueil envers ce type population immigrée. D’une manière générale, les entretiens montrent qu’un véritable processus de déqualification est à l’oeuvre, mais également que probablement du fait de leurs ressources initiales, les femmes parviennent à s’en sortir. Ce qui évidemment pose des questions. Les parcours racontés dans les entrevues permettent d’élaborer quelques recommandations pour les professionnel-le-s du travail social