Faculté des lettres et sciences humaines

Collaboration entre les lieux de formation dans un système en alternance : Une étude de cas: l'apprentissage de polymécanicien/enne

Muster, Aurélie ; Gindroz, Jean-Pierre (Dir.) ; Zittoun, Tania (Codir.)

Mémoire de master : Université de Neuchâtel, 2010.

Ce travail de mémoire a tenté de comprendre de quelle manière les différents acteurs de la formation professionnelle initiale de polymécanicien/enne définissaient et mettaient en place un des changements occasionnés par la réforme de 2002, c'est-à-dire la collaboration entre les différents lieux de formation (entreprise formatrice, école professionnelle et cours interentreprises).... Plus

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    Résumé
    Ce travail de mémoire a tenté de comprendre de quelle manière les différents acteurs de la formation professionnelle initiale de polymécanicien/enne définissaient et mettaient en place un des changements occasionnés par la réforme de 2002, c'est-à-dire la collaboration entre les différents lieux de formation (entreprise formatrice, école professionnelle et cours interentreprises). Ainsi, des formateurs en entreprise, des enseignants, des formateurs interentreprises, des personnes en formation et un responsable cantonal ont été interrogés (entretiens semi-directifs) afin de réaliser cet objectif. Il faut également souligner que ce mémoire s’inscrit dans une étude de cas qui a pris place au sein du Jura bernois. Le cadre théorique de ce travail s’est appuyé essentiellement sur la Loi fédérale du 13 décembre 2002 sur la formation professionnelle (LFPr) ainsi que sur des auteurs décrivant des formations en alternance et considérant la collaboration entre les différents acteurs de telles formations comme un moyen garantissant la qualité de ces dernières et permettant à l’apprenant de faire des liens entre la théorie et la pratique (Gimonet, 1994 ; Lagrandeur, 1994 ; Malglaive, 1994 ; Maubant, 1994 ; Michel, 1994 et Pajot, 1994). Plus précisément, ces auteurs expliquaient que la collaboration se concrétisait à travers des visites dans chacun des lieux de formation, à travers des rencontres entre les différents acteurs et également grâce au cahier de formation de l’apprenant. L’un des auteurs (Gimonet, 1994) ajoutait qu’il était également important qu’une structure « chapeaute » ces rencontres afin de « gérer » les idées de chaque partenaire, idées qui sont parfois contradictoires. Or, pour la LFPr, il incombe aux cantons doivent se préoccuper de surveiller que cette pratique collaborative se mette en place. L’analyse des divers entretiens a permis de mettre en lumière que la plupart des acteurs ne faisaient pas de la collaboration leur souci premier (car considérant ce concept comme une perte de temps) et de ce fait, ne collaboraient pas. Cependant, tous se préoccupaient de prendre en compte sur un même lieu de formation tant le côté théorique que le côté pratique. Ainsi, les formateurs en entreprise et les formateurs interentreprises s’efforcent d’expliquer les éléments théoriques que les personnes en formation ne maîtrisent pas ou qu’ils n’ont pas encore étudiés à l’école professionnelle ; les enseignants, quant à eux, essaient de concrétiser leur enseignement grâce à leur expérience dans leur industrie ou en utilisant divers moyens visuels. Ainsi, des micro-alternances (Perret, Perret-Clermont et al., 2001) ont lieu au sein de l’apprentissage de polymécanicien/enne qui se déroule dans cette petite région de la Suisse qu’est le Jura bernois.