Travail social

Encrage pour un ancrage ? : de l'utilisation du tatouage à l'adolescence comme stratégie d'institution de soi par soi

Demange, Ghislaine ; Berthod, Marc-Antoine (Dir.)

Mémoire de diplôme HES : Haute Ecole de Travail Social, 2009.

Le passage à l’âge adulte constitue un des moments-clés du processus identitaire. Ce passage n’en finit plus de s’étirer dans le temps et semble de moins en moins balisé ; les repères traditionnels (moraux, sociétaux, familiaux) apparaissent moins prégnants et moins valorisés par la communauté. Dans ce contexte contemporain, plutôt individualiste, les jeunes sont-ils dès lors... Plus

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    Résumé
    Le passage à l’âge adulte constitue un des moments-clés du processus identitaire. Ce passage n’en finit plus de s’étirer dans le temps et semble de moins en moins balisé ; les repères traditionnels (moraux, sociétaux, familiaux) apparaissent moins prégnants et moins valorisés par la communauté. Dans ce contexte contemporain, plutôt individualiste, les jeunes sont-ils dès lors contraints de trouver seuls, au gré de leurs expériences, des réponses à leurs légitimes questions ? Si oui, quelles stratégies mettent-ils en place pour trouver des réponses rassurantes ? Cette recherche tente d’apporter des réponses à ces questions en étudiant la possibilité d’un lien entre les changements structurels de notre société et le besoin pour les jeunes de s’inventer leurs propres repères ; le tatouage constitue le support 20 choisi par l’auteure pour développer ce postulat de départ dont le développement, constitué de six étapes, restituant la chronologie de l’ensemble de la démarche réflexive se présente ainsi : · La première partie dévoile le processus qui a amené à choisir une thématique, à formuler la question et les hypothèses de départ et à définir l’orientation méthodologique. · La deuxième partie concerne le développement des concepts théoriques, essentiellement empruntés à la sociologie, soit : l’adolescence et ses spécificités contemporaines, les rites comme pourvoyeur de repères utiles à la socialisation et le tatouage comme pratique ancestrale revisitée faisant partie de la culture jeune. · La troisième partie s’intéresse en détail au processus méthodologique qui comprend, notamment, l’élaboration des hypothèses de recherche, la grille d’entretien et une présentation sous forme de tableau des huit jeunes gens tatoués qui ont participé aux entretiens. · La quatrième partie se présente sous la forme d’une synthèse des résultats obtenus sur le terrain ; l’analyse des données y est décortiquée pour permettre de vérifier, de modifier ou d’invalider les hypothèses. · La cinquième partie révèle certaines réflexions de l’auteure, en dehors du contexte strict des hypothèses de recherche, qui s’appuie sur des concepts théoriques et sur les entretiens pour dévoiler d’autres facettes du tatouage. · Enfin, la sixième et dernière partie apporte une conclusion à la démarche réflexive proposée par l’étudiante. La question de départ est réexaminée et un bilan sous forme de pistes d’action, de réflexions professionnelles et personnelles est proposé.