Travail social

Attentes et souhaits des requérents d'asile en terme d'insertion professionnelle : étude menée dans le Valais Romand

Bruchez, Myriam ; Pinho, Jorge (Dir.)

Mémoire de diplôme HES : Haute Ecole de Travail Social, 2009.

Lors de mon deuxième stage de formation pratique au Rados, structure d’accueil pour requérants d’asile mineurs non accompagnés, à Sion, j’ai été sensibilisée à la problématique globale de l’asile et me suis plus particulièrement intéressée aux difficultés d’insertion professionnelle des requérants d’asile en Valais. Quelles sont leurs perspectives d’insertion ? Quelles... Plus

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    Résumé
    Lors de mon deuxième stage de formation pratique au Rados, structure d’accueil pour requérants d’asile mineurs non accompagnés, à Sion, j’ai été sensibilisée à la problématique globale de l’asile et me suis plus particulièrement intéressée aux difficultés d’insertion professionnelle des requérants d’asile en Valais. Quelles sont leurs perspectives d’insertion ? Quelles difficultés rencontrent-ils ? Comment construisent-ils leur avenir quand le présent est parfois si précaire et le futur si incertain ? Comment revendiquer un statut professionnel acquis à l’étranger ? Ce travail consiste donc en une investigation auprès de huit requérants d’asile adultes affiliés au canton du Valais, dans le but de comprendre quelles sont leurs représentations du monde du travail, en Suisse, et quelles sont leurs perspectives d’insertion professionnelle. Les informations nécessaires à la réalisation de ce travail ont été recueillies grâce à des entretiens semi directifs et centrés sur quatre thèmes principaux : Le niveau de formation et la profession exercée, Le niveau de français, La satisfaction au travail, Les souhaits et la réalité. Les résultats montrent que la majorité des requérants d’asile interrogés exercent une profession en lien avec leur niveau de formation. Toutefois, une tendance à une déqualification, à un nivellement par le bas des compétences des requérants d’asile, a été observée. Pour avoir accès au marché du travail, dans le Valais romand, les requérants doivent parler le français. Néanmoins, aucun rapport proportionnel entre le niveau de français et l’exercice d’une profession qualifiée n’a été remarqué. Il faut savoir que tous les requérants qui avaient besoin d’apprendre le français ont eu accès à de cours de langue. En ce qui concerne le rapport au travail, les requérants trouvent, dans l’exercice de leur profession, un lieu de satisfaction, d’épanouissement personnel et de reconnaissance sociale. J’ai également constaté que les requérants d’asile ont une vision idéalisée de la Suisse, avant leur arrivée. Au cours de leur séjour en Suisse, cette vision devient plus réaliste. Malgré les difficultés rencontrées durant leur parcours, les requérants d’asile interrogés envisagent leur avenir professionnel et personnel avec sérénité et optimisme.