Faculté des lettres et sciences humaines

L'après-séjour d'une maison d'accueil : quels sont les défis rencontrés et les soutiens reçus lors du processus de ré-intégration

Weilenmann, Julia ; Dahinden, Janine (Dir.)

Mémoire de diplôme universitaire : Université de Neuchâtel, 2009.

En Suisse, seize maisons d’accueil offrent un lieu de refuge pour des femmes ayant subi des violences domestiques. Ce travail cherche à décrire et à comprendre comment les femmes ayant vécu dans une maison d’accueil à Zürich continuent leur vie après le séjour institutionnel. Je m’intéresse aux défis rencontrés par les femmes et comment elles les assument ; auprès de qui... Plus

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    Résumé
    En Suisse, seize maisons d’accueil offrent un lieu de refuge pour des femmes ayant subi des violences domestiques. Ce travail cherche à décrire et à comprendre comment les femmes ayant vécu dans une maison d’accueil à Zürich continuent leur vie après le séjour institutionnel. Je m’intéresse aux défis rencontrés par les femmes et comment elles les assument ; auprès de qui cherchent-elles de l’aide, qui les soutient, et sous quelle forme ? Afin de mieux comprendre le processus de ré-intégration après un séjour dans une maison d’accueil, différentes méthodes d’entretien avec plusieurs acteurs ont été utilisées : d’une part des entretiens semi-directifs avec des représentantes de six institutions spécialisées dans la violence domestique à Zürich et d’autre part des récits de vie et des entretiens portant sur le réseau social de trois femmes ayant vécu dans une maison d’accueil à Zürich. Mon étude relève que les institutions soutiennent les femmes dans les préparations de l’après-séjour, mais qu’elles n’offrent pas un suivi post-hébergement officiel. Pourtant un tel suivi est actuellement en discussion. Les entretiens avec les anciennes résidentes montrent que l’après-séjour est perçu par les femmes comme une période marquée par des ruptures et des défis accumulés qui diffèrent selon leur situation individuelle (entre autres les travaux d’administration liés à la séparation, les réactions de l’entourage, l’éducation des enfants). Les soutiens reçus sont fonctions de la diversité et de la structure du réseau social des femmes, ainsi que des ressources dont elles disposent. L’analyse des réseaux sociaux des anciennes résidentes des maisons d’accueil renforce l’idée que les femmes migrantes sont fréquemment plus démunies en ressources que les femmes autochtones. En raison de l’absence d’un réseau social et des ressources qu’il peut offrir, les femmes migrantes sont souvent d’avantage dépendantes du soutien provenant des institutions que les femmes autochtones.
    Zusammenfassung
    In der Schweiz bieten sechzehn Frauenhäuser gewaltbetroffenen Frauen einen Zufluchtsort. Mich interessiert ; mit welchen Herausforderungen und Schwierigkeiten die Frauen nach dem institutionellen Aufenthalt konfrontiert sind. Wie gehen sie damit um? Wo finden sie Unterstützung und in welcher Form? Um den Prozess der Wiedereingliederung nach einem Frauenhausaufenthalt besser zu erfassen ; arbeitete ich mit verschiedenen Untersuchungsmethoden: Mit Vertreterinnen von sechs spezialisierten Zürcher Institutionen im Bereich Häusliche Gewalt führte ich semi-strukturierte Interviews durch. Bei drei ehemaligen Bewohnerinnen von Zürcher Frauenhäusern wählte ich das narrativ-biographische Interview und die Erhebung ihrer persönlichen Netzwerke als Vorgehensweise. Die Untersuchung zeigt ; wie die Institutionen für die Frauen hilfreich sind ; die Zeit nach einem Frauenhausaufenthalt vorzubereiten. Eine offizielle Nachbetreuung gibt es nicht ; Diskussionen darüber sind jedoch im Gange. Aus den Gesprächen mit den ehemaligen Bewohnerinnen wird ersichtlich ; dass die Zeit nach einem Aufenthalt in einem Frauenhaus von Brüchen geprägt ist und welchen unterschiedlichen Herausforderungen die Frauen hauptsächlich begegnen: Administrative Arbeiten wegen der Trennung ; Reaktionen ihres Umfelds und die Kindererziehung. Ob und wie die Frauen unterstützt werden ; hängt von der Diversität und der Struktur ihrer sozialen Netze und den ihnen verfügbaren Ressourcen ab. Die Analyse der sozialen Netzwerke der drei ehemaligen Frauenhausbewohnerinnen verstärkt die Annahme ; dass Migrantinnen vielfach auf weniger Ressourcen zurückgreifen können als Einheimische. Dies erklärt sich unter anderem durch das Fehlen eines sozialen Netzes oder der dort vorhandenen Mittel. Dadurch sind Migrantinnen oftmals stärker auf die Unterstützung der Institutionen angewiesen.