La finance islamique : analyse des produits financiers islamiques

Cherif, Karim ; Ossé, Akimou (Dir.)

Mémoire de bachelor : Haute école de gestion de Genève, 2008 ; TDEE 59.

Pour élaborer ce travail, nous nous sommes basés en premier lieu sur les théories liées à la finance islamique [Institut Islamique de Recherche et de Formation (IIRF), Banque Islamique de Développement] ainsi que sur différents ouvrages liés au sujet (monographies, revues spécialisées, articles académiques). Cette première étape concède l’établissement d’un cadre académique... Plus

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    Résumé
    Pour élaborer ce travail, nous nous sommes basés en premier lieu sur les théories liées à la finance islamique [Institut Islamique de Recherche et de Formation (IIRF), Banque Islamique de Développement] ainsi que sur différents ouvrages liés au sujet (monographies, revues spécialisées, articles académiques). Cette première étape concède l’établissement d’un cadre académique défini, nous permettant ainsi d’asseoir la problématique de ce travail. Il est en second lieu étayé par une approche empirique, celle de spécialistes du domaine de la finance islamique. [M.Chavanon, Chief Financial Officer, NBAD ; M.Treguer, Equity / Derivatives and Islamic Products Structurer, BNP PARIBAS]. Durant l’intégralité de ce travail, nous avons tâché d’utiliser une approche comparative mettant en relief les différentes facettes de la finance islamique par rapport à la finance conventionnelle. Dans la première partie de ce mémoire, nous avons tenté de comprendre ce qui définit le système financier islamique et sur quelles bases il se fonde. Par ailleurs, nous avons essayé d’analyser les facteurs de différentiation entre une banque islamique et une banque conventionnelle. Nous avons constaté que le système financier conforme à la Chari’a (loi islamique) n’est rien d’autre qu’un système financier classique auquel on a adjoint certaines contraintes. Ces dernières conditionnent évidemment la structure, l’organisation, les risques ainsi que les produits financiers qui le composent. Dans la seconde partie, nous avons exposé les principaux produits financiers islamiques et leurs équivalents conventionnels. De plus, nous les avons schématisés donnant une vision simplificatrice de ces produits. Ce chapitre nous a permis de déceler le manque de cohérence qu’il existe entre la théorie et la pratique. Effectivement, en théorie les produits prônés par les théologiens musulmans sont basés sur le principe du partage des pertes et profits. Or, en pratique, ces produits ne représentent qu’une part minoritaire de l’offre des banques islamiques. Dans la troisième partie, nous avons abordé les risques liés à la finance compatible avec la Chari’a. Nous avons analysé les risques intrinsèques à la finance islamique ainsi que les risques de crédit, les risques de marché ainsi que les risques opérationnels. Cette partie nous a permis de démontrer les caractéristiques propres des risques liés aux institutions financières islamiques (IFI). Par ailleurs, nous avons pu confirmer le fait que ces risques sont plus difficilement gérables en raison des contraintes religieuses régissant ce système financier. Dans la quatrième partie, nous comparons et analysons un indice islamique, le Dow Jones Islamic Market Index (DJIM), par rapport à un indice conventionnel, le Dow Jones World Index (DJWI). En sus, nous avons étudié un Certificat sur indice islamique. Lors de ce chapitre, nous avons remarqué que l’indice islamique affiche une meilleure performance à court et moyen terme comparativement au DJWI. Cependant, le DJIM possède une volatilité supérieure sur le long terme. Enfin, dans la dernière partie, nous avons disséqué un produit structuré islamique émis par la Deutsche Bank (DB). L’élément principal qui ressort de notre analyse est le fait que les ingénieurs financiers ainsi que le Comité de la Chari’a de DB ont conçu un produit controversé, parfois à la limite des contraintes de la loi islamique et parfois incompatible avec la Chari’a, selon de quel côté on se positionne.