Liberté, égalité, féminité : les enjeux de la construction identitaire adolescente face aux inégalités de genre

Damba, Rachel ; Perrozzi, Clélia (Dir.)

Mémoire de diplôme HES : Haute école de travail social de Genève, 2008.

Les acquis sociaux en matière d’égalité des sexes, fruit des luttes et revendications féministes sont manifestes. Malgré l’évolution du statut des femmes, il n’en demeure pas moins qu’à l’heure actuelle, les inégalités de genre persistent. D’ailleurs le système sexiste n’épargne pas les jeunes filles, mais concrètement, quelles sont les répercussions de ces inégalités... Plus

Ajouter à la liste personnelle
    Résumé
    Les acquis sociaux en matière d’égalité des sexes, fruit des luttes et revendications féministes sont manifestes. Malgré l’évolution du statut des femmes, il n’en demeure pas moins qu’à l’heure actuelle, les inégalités de genre persistent. D’ailleurs le système sexiste n’épargne pas les jeunes filles, mais concrètement, quelles sont les répercussions de ces inégalités sur la construction identitaire et la vie sociale des adolescentes ? Pour tenter de répondre à cette question, la recherche menée s’est attachée aux récits de neuf adolescentes âgées de 15 à 18 ans habitant le quartier de Bellevaux situé en ville de Lausanne. Pour compléter les données et élargir les perspectives, quatre travailleurs sociaux côtoyant quotidiennement cette population ont été interrogés. Le concept maître des rapports sociaux de sexe va permettre d’analyser le contenu des dialogues rapportés. En étudiant les instances de socialisation plurielles qui concernent les jeunes filles, nous allons découvrir les conséquences de la socialisation différentielle sur la construction de leur identité féminine, sur leurs perspectives d’avenir familial et professionnel et sur les relations qu’elles peuvent entretenir avec leurs pairs ainsi qu’avec les garçons. Ainsi, les jeunes filles semblent confinées dans des rôles et des fonctions déterminés reflétant les stéréotypes genrés en vigueur dans notre société : elles doivent conjuguer avec un principe d’égalité et une morale conservatrice véhiculant les inégalités, d’où leur difficulté de s’inscrire dans ce paradoxe. Pourtant, les adolescentes deviennent conscientes de leur condition de femmes et des inégalités genrées. Pour nous adultes, travailleurs sociaux côtoyant ces populations, comment trouver les moyens d’exploiter cette conscience pour réenvisager les notions d’égalité ?